MON AFRIQUE

Mon Afrique …
Questionnement intérieurs, questionnements du cœur,
A quoi cela sert-il de vivre si l’on ne le peut en homme libre ?
Mais qu’est ce que la liberté sans aucune dignité ?
A quoi sert-il de prêcher l’égalité, la fraternité,
Que tous les hommes sont frères,
S’ils ne le veulent être en vérité ?
Pourquoi dans le monde tant de misère ?
Pourquoi tant d’hostilité à la différence et à la diversité ?
A la solidarité, et à l’égalité cette adversité ?
Pourquoi tant de masques et de personnages ?
Tellement de casques servant à la guerre le présage ?
Nos convictions si facilement émoussées,
Notre conversion toujours repoussée ?
A quand les jours meilleurs, les jours du chant et du bonheur ?
Pourquoi tant de souffrance et de haine,
Tellement de conflits qui causent tant de peines ?
O amour ! Pourquoi as-tu abandonné l’homme ?
Frère bonheur et sœur charité ou sont vos aromes ?
Enivrez ce fils d’homme, rendez lui ce qu’il est ?
Lui qui suffoque sous le poids de tout ce qu’il a…

Mais qui es-tu donc O homme amer ?
Réceptacle de tant de colère.
Ou es-tu donc amour mon frère ?
Et toi bienveillance ma sœur,
Innocence mon amie,
Justice que je chérie ?
Qu’as-tu ? Où es-tu Dieu ? Ton ciel si silencieux !
Ecoute ces cris du cœur, cris intérieurs, cris de douleur !
Pour tant de malheur…
Qui survivra pour pleurer les morts ?
Pour se lamenter sur leur sort ?

O Afrique mon recueil,
Afrique mon cercueil !
Pourquoi tes richesses font ta misère ?
Pourquoi ennemis sont-ils devenus ceux dont tu es la mère ?
O ma terre, tendre terre,
Pourquoi t’es-tu prostituée, vendue ?
Pourquoi t’humiliée, corrompue ?
Pour toi je verse mes larmes,
Qu’as-tu fait de ton charme ?
Afrique divisée, Afrique écrasée,
Afrique oppressée, violée, violentée !
Afrique, mon Afrique éventrée, torturée, secouée,
Afrique marginalisée, minimisée, exploitée, dépouillée !
O tendre Afrique ! humiliée, marionnettisée, risée !
Afrique secouée, stéréotypée, malheureuse Afrique !
Ton souvenir, ta gloire épique,
Tant conté au rythme de ta musique,
Au rythme des roulements de tambour de tes nuits magiques,
Aux mouvements enthousiastes des femmes et de leur cris de joie,
Tu gis désormais, inerte, sans voie…
Qui désormais nous montrera la voix ?
Qui prendra soin de tes orphelins,
De tes fils dispersés, perdus dans le lointain….

O Afrique, tendre mère, tendre Afrique,
Pourras-tu jamais rassembler les tiens ?
Réécrire ton histoire remplie de poésie,
Pour humiliée ceux dont tu es la risée, qui t’on méprisé
Ceux qui pour toi n’ont nourrit que profit et jalousie…

Publié dans : Poesie |le 9 avril, 2010 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 11 mai, 2010 à 23:23 Sylvere écrit:

    ET SI NOUS CESSIONS DE PLEURER ET DE NOUS ÉDUQUER A LA RESPONSABILITÉ.L’HISTOIRE EST CE QUI NOUS FAIT MAIS PEUT RESTER ELLE MÊME SI NOUS DÉCIDONS DE LA CHANGER. FRANTZ FANON DANS SON CÉLÈBRE ESSAI « LES DAMNES DE LA TERRE » DISAIT QUE »CHAQUE GÉNÉRATION A UN MOMENT DONNE DE L’HISTOIRE DÉCOUVRE QELLE EST SA MISSION ET DÉCIDE DE LA DÉTRUIRE OU DE L’ACCOMPLIR » POUR MA PART IL SERAIT MIEUX QU’ON L’ACCOMPLISSE EN CESSANT DE PLEURNICHER SUR NOTRE SORT.
    CE POÈME NOUS AIDERAIT A ARRIVER A CETTE RÉFLEXION!

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